Loriu Cabernet Merlot est le rouge bio de la gamme Loriu d'Anne de Joyeuse : un assemblage de deux cépages bordelais cultivés dans la haute vallée de l'Aude, où la fraîcheur des nuits préserve le fruit. Souple et charpenté à la fois, il se sert à table sur les plats de viande et les fromages.
Loriu est la gamme bio d’Anne de Joyeuse, ici un rouge assemblant cabernet et merlot. Deux cépages bordelais complémentaires, qui trouvent dans la haute vallée de l’Aude un terrain frais et favorable.
Des cépages bordelais dans l'Aude
Le Languedoc ne cultive pas seulement ses cépages traditionnels, comme le carignan, le grenache ou la syrah. Les cépages bordelais y ont trouvé leur place, en particulier dans les secteurs plus frais de l’ouest audois, sous l’influence océanique. Les écarts de température entre le jour et la nuit y favorisent une maturation lente : les raisins gardent leur acidité et leurs arômes, ce qui donne des rouges plus frais que dans les zones les plus chaudes de la région.
Un assemblage équilibré
Le merlot apporte la rondeur et le fruit, le cabernet la structure et les arômes de cassis. L’union des deux donne un rouge à la fois souple et charpenté, sur les fruits noirs, avec une belle fraîcheur.
Ceux qui veulent goûter le merlot seul pour comparer peuvent ouvrir le Camas Merlot, un merlot rond de la même maison : l’écart montre bien ce que le cabernet ajoute en tenue et en longueur.
Le bio, en clair
Le label certifie une culture sans pesticides ni engrais de synthèse. Il traduit souvent un soin réel de la vigne, qui se retrouve dans le verre. Un bon vin bio reste avant tout un bon vin.
Selon le règlement européen sur la production biologique, la mention « vin biologique » couvre depuis 2012 la vinification elle-même, et pas seulement la culture du raisin : certaines pratiques de cave sont interdites et la dose de sulfites autorisée est plus faible que pour un vin conventionnel. Le logo européen, la feuille étoilée, figure obligatoirement sur l’étiquette d’un vin certifié ; le logo AB, français, est facultatif. Un vin bio n’est pas pour autant un vin sans sulfites, sauf mention explicite.
À table
Il accompagne une viande rouge, un plat mijoté, un cassoulet ou un fromage affiné. Servez-le autour de seize à dix-sept degrés.
Ouvrir la bouteille un peu avant le repas, ou la verser en carafe, permet au vin de s’exprimer davantage, surtout s’il est jeune. Une fois entamée, la bouteille se rebouche et se garde au frais quelques jours ; on la sort un moment avant de la servir. Pour l’apéritif ou un poisson, le Loriu Sauvignon Chardonnay bio complète la gamme en blanc, et le Lili de Limoux, un autre rouge bio offre une comparaison intéressante au sein de l’appellation voisine.
Le garder ou le boire
Un assemblage de ce style se boit avec plaisir dans sa jeunesse, quand le fruit domine. La contre-étiquette ou le caviste indiquent son potentiel de garde ; à défaut, une cave fraîche, sombre et sans vibrations, bouteilles couchées, reste le meilleur endroit pour le conserver.















